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Évapotranspiration(ET)









 

L'évapotranspiration (ET) est l'effet combiné de l'évaporation et de la transpiration. L'évaporation est le passage de l'eau sous forme liquide sur une surface ou de celle-ci dans l'air, transformée en vapeur d'eau. La transpiration est le mouvement de l'eau passant des plantes dans l'air. Pour une culture, l'évapotranspiration est l'eau perdue dans l'air à partir à la fois de la surface du sol et de celle de la culture.

Le niveau d'évapotranspiration varie selon divers facteurs. Ces derniers se divisent en caractéristiques météorologiques et en caractéristiques de la plante ou de la surface du sol. Parmi les caractéristiques météorologiques il faut noter la température de l'air, l'intensité lumineuse, le vent et le degré d'humidité. Les caractéristiques de la surface comprennent les caractéristiques du sol, des espèces, le couvert des cultures et leur stade de croissance.

Il faut de l'énergie pour que l'eau passe de l'état de liquide à celui de vapeur et la plus grande partie de cette énergie vient directement du soleil. Le rayonnement solaire direct et la température ambiante de l'air fournissent l'énergie nécessaire à l'évapotranspiration. Il faut environ 600 calories d'énergie thermique pour convertir un gramme d'eau liquide en vapeur d'eau. La quantité d'énergie reçue du soleil compte pour 80 % des variations dans l'évapotranspiration.

Les facteurs qui touchent le rayonnement solaire direct affectent aussi le niveau d'évapotranspiration. La couverture nuageuse influe sur l'évapotranspiration en limitant la quantité de rayonnement solaire atteignant les cultures ou les sols. Cependant, même par une journée sans nuages il y a encore des fluctuations quotidiennes de l'évapotranspiration. Les jours où le temps est dégagé le niveau d'évapotranspiration augmente rapidement le matin et atteint généralement son maximum en début ou au milieu de l'après-midi. La latitude et la saison influent aussi sur le rayonnement solaire direct et l'évapotranspiration.

Le vent est le deuxième facteur le plus important. Les vents affectent l'évapotranspiration car ils peuvent transporter l'énergie thermique dans une zone et en retirent l'humidité vaporisée. Un vent de 8 kilomètres à l'heure (5 m/h) peut augmenter l'évapotranspiration de 20 % dans l'air calme. Un vent de 24 kilomètres à l'heure (15 m/h) peut augmenter l'évapotranspiration de 50 % dans l'air calme (selon Chow, Handbook of Applied Hydrology, 1964, tel que cité par le Geological Survey américain [USGS]). Un brise-vent peut grandement réduire l'incidence du vecteur vent à la surface des terres ou des cultures.

L'évaporation continue d'augmenter à une vitesse toujours plus grande à mesure que la température se réchauffe, aussi longtemps qu'il y a de l'eau qui peut s'évaporer. Les plantes limitent leur transpiration à mesure que la température monte. La plus grande partie de l'eau que les plantes soutirent est perdue par la transpiration. La capacité de la plante à mieux retenir l'eau dépend des caractéristiques de ses racines et de ses feuilles. Les plantes perdent de l'eau par de petites ouvertures ou pores sur les surfaces de leurs feuilles, appelées stomates. À des températures élevées les plantes tentent de retenir le plus d'eau possible. Elles tentent de conserver leur eau en refermant les stomates pour diminuer la transpiration.

Les différences dans l'anatomie des feuilles, les caractéristiques des stomates, les propriétés aérodynamiques et les caractéristiques de réflectivité peuvent affecter le taux d'évapotranspiration d'une culture. Les caractéristiques de réflectivité de la surface du sol peuvent aussi influer sur le taux d'évapotranspiration. Par exemple, les champs de luzerne ne reflètent qu'environ 25 % de l'énergie solaire. Le reste de cette énergie solaire est absorbée et contribue à l'évapotranspiration.

L'évaporation et la transpiration se produisent simultanément et il n'est pas facile de distinguer les deux procédés. Il est difficile de mesurer directement l'évapotranspiration car elle varie suivant l'endroit exact et à quel moment elle est mesurée. Elle est souvent calculée à partir des données météorologiques, mais on peut aussi en faire une estimation sur de plus longues périodes en calculant le bilan hydrique du sol. La méthode Penman- Monteith reste la plus largement employée pour calculer l'évapotranspiration.

L'évapotranspiration est souvent indiquée en pouces ou en millimètres d'eau utilisée par jour.




Explication: (evapotranspiration)